
Afin d’illustrer la finition des femelles dans le cadre de filières apportant une plus-value, la journée de formation réalisée par
Plus de
Situé en pays granitique à
Engraisser les génisses, une habitude
La finition des femelles est pratiquée de longue date, chez la famille Tufféry, puisque des génisses ont été produites dès le lancement de la marque Fleur d’Aubrac en 1992. Associé à ses parents, Julien Tufféry poursuit aujourd’hui le travail avec conviction. Avec 120 vêlages, dont la moitié en croisement charolais, le Gaec commercialise chaque année environ 15 génisses croisées en Fleur d’Aubrac et quelques improductives pures en Label Rouge Bœuf Fermier Aubrac (BFA). Le premier tri est effectué à 15 mois. Les meilleures sont gardées pour le renouvellement (pures) ou pour l’engraissement. Les autres sont vendues maigres à 15-18 mois à l’union de coopératives Cémac-Cobévial, pour être finies éventuellement chez des engraisseurs en Fleur d’Aubrac ou Bœuf Fermier Aubrac, selon leur type racial. Les quelques pures restantes, sont écoulées en caissettes.

Finition intensive
Jusqu’à 28 mois, les génisses Aubrac et croisées sont conduites ensemble. Elles pâturent en estive avant de redescendre sur les regains en fin d’été, rationnés au fil. L’objectif est alors d’assurer un maximum de développement à l’herbe, sans céréales. Puis les pures sont mises à saillir en janvier. Les croisées passent l’hiver avec

Label Rouge pour les vaches
Le Gaec réforme 25 vaches par an. Le Label Rouge Bœuf Fermier Aubrac est privilégié, pour toutes celles de moins de 9 ans. En 2010, 14 vaches ont été vendues en label via Cémac-Cobévial à
La ration de finition est semblable à celle des génisses.
Les vaches de 9 à 12 ans sont destinées à la filière Monoprix Gourmet, dont le cahier des charges est moins exigeant que le label. En 2010, 2 vaches ont été achetées au Gaec par la coopérative pour Monoprix à 3,35 €/kg carc., soit 1288 € pour
Au-delà de 12 ans, les réformes vont en filière classique : 2 en 2010 à 2,95 €/kg pour
Le choix du croisement charolais
Selon Julien, le croisement est une priorité qui paie bien, quitte à vendre des croisés afin d’acheter des génisses pures pour la reproduction : « Des femelles Aubrac, on en trouve toujours. Ca ne manque pas par le pays ! » affirme-t-il. Les vêlages ont lieu en stabulation, ce qui permet de les surveiller : après le 20 novembre pour les vaches, un mois plus tôt pour les génisses. Même s’il reconnaît qu’en croisement la surveillance est un peu plus sensible, Julien semble bien maîtriser le sujet, avec moins d’une césarienne tous les 5 ans. Les taureaux utilisés sont ceux diffusés par l’insémination artificielle pour le croisement sur Aubrac, ainsi que les taureaux de l’exploitation, achetés par l’intermédiaire de Cémac-Cobévial à une coopérative de Saône-et-Loire. L’IA permet de compenser la moindre activité des reproducteurs charolais, et quand les vaches sont hivernées en logettes et sur caillebotis, sans taureau. Les reproducteurs mis à la pâture avec les vaches et génisses, sont retirés fin juillet pour ne pas avoir de vêlages à partir de mai, et surtout en estive.
Les veaux mâles, rationnés l’hiver à
PHILIPPE HALTER
CHAMBRE D’AGRICULTURE
le jeudi 24 mai de 10:00 à 12:00
le jeudi 24 mai de 10:00 à 12:00