la production de bûches est mécanisable avec les fendeurs et depuis quelques années les combinés coupeur-fendeur achetés en CUMA (6 CUMA sont équipées en 2011). Avec un tel matériel, on peut produire ses bûches pour un hiver en moins d'une journée.
L'approvisionnement de la chaudière reste cependant manuel même si les chaudières ont évoluées avec des foyer plus grands (bûches de 50 cm ou 1 mètre) et des ballons accumulateur qui permettent une autonomie de 10 heures à plusieurs jours en intersaison.
Sous forme de plaquettes dont la taille est principalement entre 0,5 et 5 cm, on dispose alors de "bois fluide" qui permet la même automatisation que le chauffage au fuel.
1 mètre cube de plaquettes ( ou MAP) est l'équivalent énergétique de 90 litres de fuel pour le pin. Ainsi, pour remplacer un système qui consomme par exemple 4000 litres de fuel par an, il faudra environ 45 MAP de plaquettes.
Si l'on raisonne en stère de bois, 1 stère (1 mètre cube de bûches en 1 mètre de long) donnera 1,5 MAP de plaquettes. Le poids de 1 MAP va varier selon l'humidité : 250 kg à moins de 30% d'humidité, ce qui est recommandé pour les chaudières domestiques, mais 300 à 350 kg en plaquettes avec bois vert (50 à 60% d'humidité). Dans ce cas un séchage de deux mois minimum sous abrit est necessaire. Le broyage de bois sec est recommandé et permet la mise en silo directe.
Une tonne de bois à un pourcentage d'humidité donné possède le même pouvoir calorifique en bûche ou en plaquette. L'humidité fait chuter fortement ce critère. Par contre le type d'essence influe assez peu et contrairement à une idée reçue, une tonne de résineux à un pouvoir calorifique supérieur au bois durs. Par contre à volume égal, la masse d'un bois dur (une partie des feuillus) est supérieure. Donc type de bois et humidité sont deux critères importants.
Pour un chantier de broyage efficace, il faut une déchiqueteuse à tambour. La CUMA départementale des deux rochers possède une machine de ce type qui accepte des arbres de diamètre 37 cm. Le rendement va de 20 à 50 MAP à l'heure selon le diamètre et la longueur du bois et la présentation (la présence des branches ralenti le chantier).
La CUMA propose une prestation complète avec déplacement et chauffeur à 150€/ H pour des chantiers de 1 H minimum. Un adhérent doit par ailleurs souscrire 152 € de capital social.

Il existe par ailleurs d'autres prestataires pour le broyage et la commercialisation de plaquettes se développe à partir de contrat entre fournisseurs (qui peuvent être des agriculteurs disposant de bois) et les propriétaires de chaudière.
Si le bois est disponible ainsi que le matériel ( tronçonneuse, remorque, chargeur) le prix de revient du MAP est estimé entre 10 et 12 €. Le prix de commercialisation est autour de 25€ en bois sec.
Le bois peut provenir de divers essences, par éclaircie, déchets après une coupe, bois abimés ou morts, entretien des haies. Une haie de 100 mètres produit en effet jusqu'à 60 MAP de plaquettes tous les 25 ans.
le stockage des plaquettes représente un volume environ 10 fois plus important qu'une cuve à fuel. Il faut donc étudier de près cet aspect, sachant que le silo doit être proche de la chaudière. Il existe différentes possibilités pour la réalisation du silo et donc son remplissage (par benne, avec un chargeur, une souflerie..) .

Les agriculteurs qui ont choisi une chaudière plaquettes ont calculé que le surcoût s'amorti en moins de 10 ans, selon le niveau d'aide et le prix du fuel.
Pour avoir un conseil indépendant et une information sur les aides, l'espace info énergie (EIE 43) est à contacter au 04.71.07.41.76
Pour la production de plaquettes, contacter la CUMA au 04.71.07.21.24 . Le président est Henri Brun, agriculteur à Tence et équipé d'une chaudière à plaquettes pour son habitation. Les animateurs sont Régis Brun et Bernard Béraud.
le jeudi 24 mai de 10:00 à 12:00
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