
Philippe Chalmin, Président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, a remis le 27 juin son premier rapport au Ministre de l’agriculture, centré sur 5 filières : fruits et légumes, viandes porcine, bovine et avicole, lait.
La proposition d’une méthode de comparaison des prix et des marges aux différents stades des filières, validée par tous les opérateurs économiques, constitue un progrès significatif dans la connaissance des marges brutes.
Les premiers résultats confirment aussi que dans la plupart des secteurs étudiés, la formation des prix dans la chaîne alimentaire ne permet pas à l’agriculteur de répercuter ses coûts de production.
Au-delà des marges brutes, la connaissance des coûts de production et de transformation a été évaluée mais à ce jour, aucune information n’a été transmise par la grande distribution, qui n’a pas joué le jeu de la réciprocité et de la loyauté. Comment comprendre alors que dans certains secteurs, ses marges brutes représentent la moitié de la valeur du produit, sans explication sur les coûts de distribution inhérents ?
Pour Guy Vasseur, Président des Chambres d’agriculture, "l’Observatoire ne pourra fonctionner pleinement que si une véritable confiance est au rendez-vous, ce qui nécessite une complète transparence de chacun des acteurs. Par ailleurs il démontre que souvent les producteurs ne peuvent tout simplement pas vivre de leur travail.
Opérateurs économiques et pouvoirs publics doivent donc en tirer toutes les conséquences quant au respect du cadre législatif et réglementaire sur les échanges commerciaux, les producteurs en terme d’organisation pour peser davantage dans les négociations. Les marges de manœuvre sont limitées, mais une plus grande équité est indispensable et urgente. Il en va de la survie de notre agriculture."
Communiqué de presse des Chambres d'Agriculture
Quelques extraits du rapport :
le jeudi 24 mai de 10:00 à 12:00
le jeudi 24 mai de 10:00 à 12:00