INFOS PRAIRIES HAUTE-LOIRE-SÉCHERESSE

 

Info fourrages 30 aout : maïs

Info-prairies Haute loire ( réseau pousse de l’herbe) : 4 juillet 2011

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Info-prairies Haute loire ( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 12 – 20 juin 2011

 

Bien que très irrégulière, la pousse de l’herbe a repris sur les pâtures et prairies récoltées en mai. Les mauvaises herbes qui sont souvent des plantes à pivot ou à rhizome ont moins souffert de la sécheresse et sont restées comme refus. Après passage des animaux, un fauchage des adventices avant leur floraison est une bonne technique pour éviter leur prolifération. Cette année, les surpâturages entraînant des trous sont propices à la recolonisation par toutes ces mauvaises herbes.

Info-prairies Haute loire( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 11 – 13 juin 2011

Bien que très irrégulière, la pousse de l’herbe a repris sur les pâtures et prairies récoltées en mai. Les mauvaises herbes qui sont souvent des plantes à pivot ou à rhizome ont moins souffert de la sécheresse et sont restées comme refus. Après passage des animaux, un fauchage des adventices avant leur floraison est une bonne technique pour éviter leur prolifération. Cette année, les surpâturages entraînant des trous sont propices à la recolonisation par toutes ces mauvaises herbes.

Info-prairies Haute loire( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 11 – 13 juin 2011

Se refaire des repères pour gérer les repousses d’herbe.

Début juin les stocks sur pied étaient voisins de 0 sur les pâtures. En fonction de l’état des parcelles, des espèces , et de la date de récolte… les repousses seront très variables.

Les parcelles rasées au pâturage, parfois jusqu’à la terre, vont prendre 2 à 3 semaines pour reverdir. Elles ne peuvent revenir en pâture qu’à partir de mi-juillet si la météo reste pluvieuse.

Pour les parcelles qui ont déjà repris le vert, mais au potentiel moyen, un pâturage fin juin est envisageable avec un rendement de 500 à 800kg de MS/ha consommable. Attendre d’avoir de l’herbe à la cheville pour faire pâturer. Prévoir 50 ares au moins par UGB en juin pour fournir de l’herbe et permettre aux plantes de refaire des réserves. Pour assurer de l’herbe en ration complète grâce à des repousses il faut prévoir large car :

700 kg /13 Kg MS fourrage par UGB = 54 rations /ha.

  • Pour 40 VL en demi-ration 2,5 jours / ha
  • Pour 40 VA suitées en pleine pâture 1 jour / ha
  • Pour 350 brebis en pleine pâture 1 jour / ha

Pour les vaches laitières, il semble très improbable de pouvoir se passer d’une complémentation en fourrage à l’auge de l’ordre de 5 à 8 kg MS/UGB dans les deux mois qui viennent.

Une prairie est en plein rendement pour capter l’énergie solaire si par m2 de sol on peut trouver une surface de végétal de 3 m2. Donc éviter de dégrader le couvert par le piétinement et le surpâturage ( pas de trous) et conserver assez de feuilles vertes pour relancer la photosynthèse après exploitation, soit sortir les vaches avant 4cm.

Si au printemps on revient sur les parcelles entre 22 à 25 jours, en été il faut compter le double. A 6 semaines la valeur alimentaire des repousses est maximale, au delà de 8 semaines elle baisse ( dessiccation, épiaison, rouilles, moisissures.. )

Pour les parcelles à bon potentiel, prairies ensilées et près de fond pâturés, une deuxième coupe est envisageable. Il est déconseillé de rouvrir un silo de première coupe pour recharger dessus. Les risques de reprises en fermentation sont importants. Les fourrages étant rares, préservons-les. Les rendements envisageables en deuxième coupe sont de 1 à 2 TMS / Ha.

Les maïs ont pleinement bénéficié des précipitations. Les stades s’étalent selon l’altitude et la date de levée de 3 à 6 feuilles. Les parcelles les plus sales devront être désherbées en sélectif dès que la portance des sols le permettra. Le potentiel des maïs est intact aujourd’hui. Vous pourrez suivre l’évolution de la somme des températures en base 6 sur maïs dans le tableau ci-contre.

 

Info-prairies Haute loire ( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 10 – 6 juin 2011

Des pluies modestes, salutaires pour les cultures mais insuffisantes pour l’herbe.

Semis de dérobées, les précipitations ouvrent quelques possibilités :

 

 

Sorgho fourrager

Millet perlé

Moha

Colza fourrager

Avoine diploïde

Dose / Ha

20–30 kg

15 kg

20 kg

8 kg

25-30 kg

Prix / Kg

2,5 €

4,5 €

2,4 €

3,4 €

1,4 €

Durée végétation

70 – 80 jours

70 jours

80 jours

80 jours

100 jours

N/P/K (*)

60/50/80

60/50/80

40/30/60

60/50/90

50/40/70

TMS / Ha

5 à 8

5 à 8

3 à 5

3 à 4

3 à 6

(*) Si des apports réguliers d’engrais organiques sont réalisés, faire l’impasse sur la fertilisation en P et K.

Les variétés de sorgho de type BMR ont des tiges moins riches en lignine. Elles disposent donc d’une meilleure valeur alimentaire (+ 0,10 UFL) mais sont plus sensibles à la verse. A surveiller pour une utilisation tardive en ensilage.

L’ ancienne formule d’avoine de printemps en mélange avec du colza ou des vesces peut donner de bons résultats. Grâce à la taille des semences , l’avoine s’implantera plus facilement en sol grossier et sec qu’un ray grass.

Pour les semis de ray-grass italien, privilégier des variétés alternatives pour réaliser du stock sur une première exploitation à l’automne. Les variétés non alternatives sont mieux adaptés à une utilisation en pâture et pour faire du stock au printemps 2012. Ne pas se précipiter car un coup de sec en juillet peut détruire le jeune semis.

Les ray-grass tétraploïdes sont plus appétants et particulièrement adaptés à la pâture. Plus riches en eau que les diploïdes ils sont à éviter pour des récoltes en ensilage ou enrubannage, surtout à l’automne.

 Achat de fourrage de substitution la pénurie s’amplifie. 

Restez vigilants quant à vos achats. Vos conseillers projet sont à votre disposition pour vous donner un estimatif et un comparatif de la valeur du produit que vous envisagez d’acheter. A la livraison pensez à vérifier la qualité des fourrages (en passant la main dans une botte par exemple), certains fourrages ayant été récoltés dans de mauvaises conditions météorologiques.

 

 

Info-prairies Haute loire ( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 9 – 23 mai 2011

Sécheresse : la situation s’aggrave. Les quelques orages sont trop partiels et aléatoires pour y remédier.

Le déficit fourrager est déjà de l’ordre de 50% dans la plupart des secteurs, il va falloir combiner différentes solutions pour compenser :

 

- Continuer de faire pâturer ce qui reste dans les parcelles consacrées au pâturage. Entrer dans les repousses d’ensilage dès que la hauteur atteint la cheville. Dans les zones qui ont bénéficié de plus de 40 mm de pluie, on peut tenter de conserver de l’herbe sur pied pour fauche ou pâture plus tardive.

Pour les allaitantes non suitées, les laitières taries et les génisses, faire pâturer au fil des parcelles habituellement destinées à la fauche. Ceci limitera le gaspillage d’herbe et évitera d’engager des frais de récolte.

 

- Saisir les opportunités d’achats de fourrages et substituts qui peuvent se présenter, autour de chez soi (ventes d’herbe sur pied à récolter ou à pâturer, parcours, paille, foin, maïs ensilage à réserver…), ou dans le commerce (fourrages déshydratés, sous-produits…).

Mais attention à la spéculation ! Pour les achats d’herbe sur pied, vérifier les rendements ; pour les fourrages conservés, s’assurer de la qualité et pour les aliments du commerce, calculer le prix d’équivalence.

 

- Prévoir des cultures fourragères de rattrapage. Suivant l’altitude et la date des premières précipitations, différentes cultures sont possibles. Jusqu’au 15 juin, maïs et sorgho sont envisageables. Pour les autres dérobées (RGI, avoine, colza…), il serait plus prudent d’attendre début août pour semer. La sécheresse de juillet est souvent fatale à un jeune semis.

 

Pour vous aider à prendre les bonnes décisions, dès que les premières coupes sont réalisées, effectuez un bilan fourrager prévisionnel. Nous vous fournirons les éléments de calcul dans l’édition de la semaine prochaine.

 

Enfin, la vente d’animaux non productifs pour réduire le nombre de bouches à nourrir, reste toujours d’actualité…

Info-prairies Haute loire ( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 8 – 16 mai 2011

 Sécheresse : la situation est inquiétante. Les premières coupes sont fortement impactées.

Les rendements en premières coupes précoces sont réduits de 30 à 60%. Les foins sur prairies permanentes seront atteints dans les mêmes proportions. La chaleur a fait évolué les stades bien que le rendement ne suive pas. La récolte s’impose avec 2 à 3 semaines d’avance, à l’épiaison des graminées majeures.
Pour ensiler des céréales immatures, il faut raisonner au cas par cas selon l’espérance de rendement en grain, en fourrages, et la libération plus précoce de la parcelle pour l’implantation d’une dérobée ( sorgho, RGI alternatif, mélange colza avoine …). Pensez aux semences !
La nécessité de trier les animaux moins productifs pour une vente avancée s’impose. Réformer les laitières à problème ou âgées, conserver les génisses nécessaires au renouvellement. Dans les fermes mixtes avec 2 troupeaux, mieux vaut réduire le cheptel allaitant et favoriser la production de laitière dans le contexte de prix favorable.
En élevage allaitant, faire partir les vaches improductives, âgées, à problème, ou encore décalées par rapport à la période de vêlage visée. Même si l’abondance actuelle de réformes laitières, puis d’allaitantes, réorientera certainement les prix à la baisse, sauf pour les meilleures peut-être… Vendre dès que possible les broutards d’automne. Les vaches taries sont moins exigeantes (25% de besoin en moins). Complémenter les veaux d’hiver / début de printemps, à l’auge (non accessible aux vaches) ou au nourrisseur, pour assurer une bonne croissance, surtout si les mères manquent de lait par déficit d’herbe de qualité. Ce concentré (de 0,5 à 2 kg par veau selon poids) facilitera aussi un sevrage précoce à 5 mois, si nécessaire.

Info-prairies Haute loire ( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 7 – 2 mai 2011

 Sécheresse : la situation devient préoccupante. Des stratégies sont envisageables suivant la date de retour des pluies.

Derrière les prairies de courte durée, type ray-grass italien ou hybride, l’implantation d’un maïs est une possibilité. Néanmoins pour limiter les risques et garantir au mieux la réussite de cette culture il serait préférable d’attendre des précipitations de 40 à 50 mm pour labourer et semer dans de bonnes conditions. Pour un fourrage de qualité (plus de 20% d’amidon) un semis avant fin mai est indispensable. Toutefois une implantation en juin de maïs ou de sorgho peut assurer un peu de stock mais de qualité aléatoire.

L’ensilage de céréales immatures est une option fréquemment utilisée en année sèche.

Cette année , l’avance des températures amène une épiaison très précoce. La paille est très courte, le peuplement faible , d’où des rendements en ensilage modestes. Aux vues des cours des céréales, cette solution n’est pas forcément intéressante. Une moisson précoce libérera les terres pour des cultures dérobées d’automne (colza, avoine, RGI).

La conjoncture laitière s’annonce plutôt bonne jusqu’à l’automne. Attendre encore un peu avant de réformer, d’autan plus que les performances techniques en ration mixte pâture et stock sont excellentes.

Pour les autres troupeaux le tri et la vente des animaux improductifs est la solution pour diminuer la consommation en fourrage.

L’herbe est aujourd’hui très sèche, soyez vigilants dans la confection des silos. Le délai de préfanage doit être réduit à une journée, les silos doivent être bien tassés.

Pas de bulletin la semaine prochaine.

Info-prairies Haute loire ( réseau pousse de l’herbe) : bulletin n° 6 – 26 avril 2011

La sécheresse bloque la croissance de l’herbe. La somme de température annonce l’épiaison des parcelles les plus précoces.

Quelque soit l’altitude , la croissance de l’herbe est faible. Deux stratégies possibles et (ou) complémentaires concernant la gestion du pâturage :

  • Faire consommer des parcelles prévues pour la fauche si elles sont assez proches des bâtiments des laitières.
  • Maintenir la part de fourrage stocké et de concentré distribués à l’auge.

Le stock d’herbe sur pied étant faible le coût de récolte sera élevé, il semble opportun de faire pâturer une partie des parcelles destinées à la fauche. De plus la valeur de cette herbe est excellente , de l’ordre de 0,85 UFL – 100 PDIN – 90 PDIE , début épiaison , c’est l’équivalent d’une VL 2 litres.

Il faut profiter de la pâture pour économiser du concentré, surtout du complémentaire azoté. Pour les laitiers, le taux d’urée dans le lait est un bon indicateur, au-delà de 350 mg/l vous pouvez réduire voire supprimer la complémentation en tourteau .Pour les élevages qui laissent les vaches dedans pendant la nuit, profitez-en pour faire consommer vos fourrages les plus pauvres en azote (enrubannage tardif ou foin) et économisez vos meilleurs fourrages (ensilage d’herbe et de maïs).

La pâture à volonté jour et nuit permet de couvrir 20 litres de lait. L’apport d’un complément énergétique pour les plus fortes productrices est nécessaire mais il ne doit pas dépasser les 4 Kg. Si l’alimentation est constituée de pâture et de fourrage grossier, la part de concentré peut être accrue pour équilibrer la ration et couvrir les besoins des animaux au-delà de 28 kg de lait.

Info-prairies Haute-Loire : bulletin n° 5 – 18 avril 2011

Le sec et le gel limitent fortement la croissance de l’herbe. Evaluez le stock d’herbe sur pied pour optimiser le pâturage.

La mesure à l’herbomètre à plateau permet d’évaluer le stock d’herbe sur la parcelle. 1 cm de hauteur correspond à un volume de 150 à 250 kg de MS en fonction de la densité de la prairie (densité des prairies temporaires 180 Kg de MS par cm et 220 kg par cm pour les prairies permanentes en moyenne). On ne comptabilise que les centimètres au dessus de 4,5 cm. 4,5 cm est la hauteur minimale que l’on doit laisser pour ne pas trop freiner le redémarrage de la plante. Par exemple pour une mesure de 10 cm sur une parcelle d’un hectare : Stock d’herbe sur pied = (10 cm – 5cm) x 200 kg MS /ha = 1 Tonne de Matière sèche/ha. Pour un troupeau de 33 vaches en paturage jour et nuit il faut prévoir 15 kg MS par vache et par jour soit 500 kg de MS /jour . 1 T MS d’avance permet de pâturer 2 jours. Pour du pâturage en journée uniquement,

si on apporte une demie-ration la nuit cette parcelle couvre 4 jours de pâture. Si la pluviométrie était satifaisante , les températures actuelles permettraient une croissance de l’herbe d’un cemtimètre tous les 3 jours. Sur la semaine écoulée nous avons constaté une croissance proche de 0 à 1,5 cm pour 7 jours suivant l’exposition. Avec des niveaux aussi faibles il est indispensable de calculer le stock d’herbe sur pied disponible. Vous devez toujours avoir un stock de 10 jours d’avance , si ce n’est pas le cas il faut rentrer de nouvelles parcelles ou augmenter la quantité de fourrage apportée à l’auge. Dans les parcelles à ensiler à basse altitude , il faut commencer à surveiller les stades des espèces les plus précoces (ray-grass italien et hybrides). Le début épiaison intervient autour de 750 °, aujourd’hui les rendements sont faibles . Si vous avez besoin de refaire du stock il faudra ensiler un peu plus tard quite à perdre un peu en valeur nutritive.

 



 

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