
L’intérêt principal d’un maïs est l’apport d’une source énergétique de haute valeur par le biais du grain. Pour être bien assimilé par l’animal, le grain doit être broyé le plus finement possible, dans l’absolu on ne devrait retrouver que de la farine à l’intérieur du fourrage. Plus le grain est dur, plus il sera difficile de l’éclater. Avec des maïs approchant les 40 % de M.S., l’éclateur sera serré au maximum, ce qui nuit inévitablement à la qualité de la partie grossière du fourrage.
Les brins doivent être coupés net, d’une longueur moyenne de 12 à 15 mm. Les ensilages coupés trop grossièrement sont plus difficiles à tasser et peuvent présenter des problèmes de conservation. De plus avec un ensilage trop grossier, la valorisation des parties vertes (feuilles, tiges) sera pénalisée. Associé à de l’ensilage d’herbe, de l’enrubannage ou du foin, l’ensilage de maïs pourra être haché un peu plus finement qu’en plat unique. Attention, avec des ensileuses sans éclateur qui vont jouer sur la longueur de coupe pour désintégrer les grains, le risque de réaliser des confettis est accru.
La longueur de coupe devra être adaptée au mode de reprise de l’ensilage. Il faudra couper un peu plus long s’il y a utilisation d’une mélangeuse ou stockage dans un boudin.
Si vous ne pouvez pas ensiler vos maïs suffisamment mûrs (- de 26 % M.S.) et que le silo risque de couler, vous pouvez disposer un lit de paille (10-20 cm) sous l’ensilage afin de récupérer les jus riches en amidon. Sur des maïs au grain laiteux, pour éviter les pertes par jus au moment de l’ensilage, il est préférable de desserrer l’éclateur au maximum l’action des couteaux étant suffisante pour broyer l’épi.
Si le gel vient à griller vos maïs (tige et feuilles jaunes) il est préférable de les ensiler dans les 7 jours suivant la gelée (l’optimum est à 3 jours). Au-delà vous pénaliserez l’appétence, la valeur nutritive et la conservation de la partie grossière.

le jeudi 24 mai de 10:00 à 12:00
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