Le 3 mars dernier, plus de quarante éleveurs Aubrac se sont retrouvés à St Julien du Pinet pour l’assemblée générale de leur syndicat.
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Daniel Cussac, le président, a présenté le rapport moral et d’activités. La conjoncture est peu réjouissante, les cours ne cessant de baisser, les produits ne correspondent jamais au marché. " Lorsqu’on a des broutards légers, nos acheteurs veulent des lourds et vice versa ". La vente d’animaux d’élevage n’est pas florissant non plus. Un espoir de vente à la Russie a été vain. La seule issue pour nos bourrudes reste l’Espagne à quel prix. De plus, les intrants : fuels, engrais, céréales, tourteaux sont de plus en plus chers. Tout cela ajouté, commence très sérieusement à démotiver les éleveurs de leur métier. Ils ont de plus en plus du mal à voir le bout du tunnel. Positivons un peu. La race Aubrac se porte bien chez nous, avec une augmentation de 526 vaches portant le nombre à 7 600 mères allaitantes, soit 29 % du nombre de vaches de race allaitante. Cet accroissement a profité à la Margeride et au Mézenc essentiellement.
La période de naissance fin d’hiver – printemps reste dominante, mais le développement des mises bas d’automne est réel. Le croisement Charolais progresse. Il reste minoritaire avec 20 % des naissances. Pour les années à venir, son évolution devrait être positive, surtout s’il n’y a pas de reprise pour les femelles d’élevage. Peu d’engraissement en broutard, en effet, 90 % d’entre eux sont commercialisés en animaux maigres. Pour les vaches, le nombre de ventes pour l’élevage est sensiblement le même qu’en boucherie.
A ce niveau, les vaches bouchères de moins de 10 ans sont mieux valorisées (0.37 €/kg carcasse), plus lourde, plus facile à finir que les vieilles. Elles entrent souvent dans des créneaux de qualité et filières régionales permettant une plus-value intéressante. Une augmentation du renouvellement du troupeau permettrait d’obtenir une plus-value à condition d’engraisser correctement et à moindre coût. Des améliorations sur la conduite de l’élevage restent possibles comme sur la complémentation des broutards, sujet technique traité dans la seconde moitié de la matinée.
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La comparaison des élevages au contrôle de performance a montré un écart de poids vif de 62 kg pour les mâles et 44 kg pour les femelles à l’âge de 9 mois entre les animaux complémentés ou non. L’INRA de Theix (63), dans une étude, montre une différence de 66 kg sur des broutards (Limousin et Salers) avec une consommation de 207 kg d’aliment de type jeune bovin.
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Au niveau économique, la marge progresse de 87 €/broutard et 29 € pour les femelles. L’intérêt technique et économique de complémenter les veaux est incontestable. D’autre part, lors de la vente, ils ont un meilleur coup d’œil. De plus, l’indice de consommation augmentant avec l’âge, d’où l’intérêt de faire pousser les veaux dès le départ.
L’après-midi a été consacrée à la visite de l’exploitation du GAEC de Gerbizon, M. Darne Bernard et Lionel, sur la commune de Mézères.
consulter l'AG 2010